A la faveur des trois confinements, la finance internationale a liquidé une partie de l'appareil productif français !

Article rédigé par Brigitte Bouzonnie

A la faveur des trois confinements, la finance internationale a liquidé une partie de l’appareil productif français, notamment les petites et moyennes entreprises, recherche obsessionnelle du taux de profit oblige.

Comme écrivait MARX : "Le capital est semblable au vampire. Il ne s'anime qu'en suçant le travail vivant. Et sa vie est d'autant plus allègre qu’il en pompe davantage"(sic).

Mais ce rôle de vampire monstrueux ne lui suffit pas. Quand ses intérêts bien compris le lui commandent, il fabrique aussi du travail mort, c’est à dire du chômage de masse, afin de restaurer son taux de profit en chute libre dans les années 70. Voilà comment on est passé de 1 million de chômeurs sous Giscard en 1980. 2 millions en 1988 sous Mitterrand. 3 millions sous Jospin en 1997. Plus de 6 millions aujourd’hui, si on se réfère aux chiffres officiels de la DARES : cf Dares indicateurs n°14 du premier trimestre 2021. Selon mes calculs, on arrive facilement à 9 millions de chômeurs.

Revenons sur le choix économique du confinement imposé aux Peuples de la planète à compter de mars 2020. Au départ, l'arrêt volontaire et total de l'économie mondiale en 2020 et 2021 est un choix économique aberrant, sur une planète ne vivant que “pour” et “par” la petite règle du profit.

Pourtant, l'arrêt de l'économie doit s'analyser comme le choix sciemment voulu par la finance internationale, -les Rothschild, Rockfeller-, afin de diminuer la bulle financière gigantesque, que la Réserve fédérale, la BCE ont elles-mêmes générées à coups d'emprunts toxiques. Emprunts immobiliers accordés de façon cynique aux noirs, chicanos, et autres minorités, qu’elle savait jamais remboursables. Mais que la finance mondiale accordait, récupérant in fine la maison vendue à la va-vite, pour payer le prêt immobilier, tandis que le chicano était à la rue avec sa famille. Idem pour les prêts étudiants, etc.

M. Glazyev, économiste de renom, explique pourquoi les mondialistes avaient besoin de dégonfler la bulle financière mondiale, qui avait été gonflée au-delà du raisonnable par la Réserve fédérale américaine, la BCE, les banques d'Angleterre et du Japon au cours d'une décennie d'assouplissement quantitatif. Tout au long de la décennie, le volume de la masse monétaire en dollars a été multiplié par cinq, et celui de l'euro par quatre. “L'effondrement financier était inévitable. Grâce à la pandémie mondiale, la bulle s'est dégonflée de manière pacifique et gérable, sans aucun excès désagréable” écrit Israël Adam Shamir - cf article de ma lettre politique indépendante intitulé : “le Covid est une création sino-franco-américaine”.

Mais soyons-en sûrs : le capital n’est pas un tout unifié ! La finance mondiale a des intérêts personnels, qui n'ont rien à voir avec ceux des PME, dont la seule logique est de vendre, encore et encore, la camelote qu'elle a en stock : fringues, nourriture, fleurs, livres, automobiles, voyages, etc.

Le choix profondément irrationnel du confinement, c’était le choix de la seule finance internationale. Pas du tout celui de Renault, Air France et des PME. Ce n'est donc pas un hasard si Geoffroy de Bézieux, patron du MEDEF, s'est violemment attaqué au second confinement de novembre 2020. Il a bataillé ferme contre son allié d’hier : Macron, défendant de son côté la finance internationale. Le MEDEF a aidé les petites boutiques à rester ouvertes, en rédigeant à leur place les arrêtés exceptionnels d'ouverture : aide juridique fournie par les juristes du MEDEF-UIMM, mais qui en dit long sur le refus du confinement par le MEDEF lui-même : tant l’arrêt de l’économie était un choix suicidaire pour l'appareil productif français, en dehors des seuls intérêts des banques.

Les intérêts de la finance internationale n’ont rien à voir avec les intérêts du capitalisme industriel et commercial !

Le choix du confinement revenait sciemment à mettre à mort une fraction du Capital. Rien que dans mon quartier du XIIIème arrondissement de Paris, je compte au moins 15 fermetures définitives de petites boutiques : marchand de miel, livres, fringues, sacs, friperie, etc. Ce matin sur LCI, on apprenait que le manque à gagner pour l’industrie du tourisme, sur le plan mondial, à cause des trois confinements successifs, était de l’ordre de 4000 milliards de dollars.

On voit bien comment, à la faveur de l’arrêt forcé de l’économie, le Capital s'est restructuré en profondeur, avec la disparition programmée des PME les moins rentables. Et un renforcement de la position dominante de la finance internationale.

Ou, malgré toutes mes recherches, je n'ai lu aucun livre, article raisonné, argumenté, tirant un bilan global de l'état désastreux du nouvel appareil productif français. Les économistes dorés sur tranche considèrent le sujet comme "anodin", “secondaire”, "sans importance".

Les rapports officiels et les études de 'INSEE-DARES se succèdent : ils nous parlent de la nécessaire taxation des successions. De la hausse des salaires de 0,6% entre décembre 2020 et mars 2021 pour la DARES : mais rien sur le naufrage de l'appareil productif français, passé de la 6ème à la 30ème place mondiale !

Au lendemain de la crise des subprimes de 2008, je les entends encore, les Jean-Marie Harribey, Jacques Sapir, Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Dominique Plihon, disserter à longueurs de journées, ad nauseum. Gloser, pérorer sur ce méchant capital, qu’il convenait à présent de “réguler” (sic). Jacques Généreux ne disait-il pas crânement “qu’on allait gouverner face à la finance”(sic) (cf programme du PG/FDG : “l’Humain d’abord”, 2011) : une formule que je ne comprenais pas. Ou bien c’est nous (le Peuple) qui gouvernons. Ou bien c’est la finance mondialisée. Mais il n’y a pas de place pour une cohabitation tranquille entre le Peuple d’un côté, le Capital sur le porte-bagage : sauf à accepter in fine, d’être tous virés de l’entreprise, du bureau, etc. Pointer tristement à Pôle emploi.

Ce n’est pas un hasard si Frédéric Lordon a intitulé un de ses meilleurs livres sur le capitalisme financier : “Et le vertu sauvera le monde !”, édition Raison d’agir, 2009, où il ironise fort justement sur cette pseudo “régulation” du grand capital. La crise des subprimes, c’était un problème de “vertu” et de morale”, rien de plus. En aucune façon l’attitude “normale” du Capital-vampire, quand il se sent libre : qui ne s'anime qu'en suçant le travail vivant et mort de milliards de terriens, comme le dit très bien Karl Marx.

Il faut les voir ces mêmes économistes, hier trop bavards, aujourd’hui muets comme “la petite sirène” de Christian Andersen. Il faut les voir, nos économistes soit disant “critiques”, faire silence, résolument taiseux, silencieux, taciturnes, afin de ne pas bousculer idéologiquement, même légèrement avec la pulpe du doigt, le Pouvoir en place. Et alors que nous vivons une énorme, inédite et colossale crise économique d’une rare violence, infiniment plus grave que la "petite" crise des subprimes de 2008.

Je ne suis pas une économiste distinguée. Mais je pense que nous traversons une crise, au moins de l’ampleur de celle de 1929. Avec son million de chômeurs supplémentaires livrés à eux même, rien que pour l’année 2020. On sait que Donald Trump prépare en secret une monnaie nouvelle, venue se substituer au dollar : quelque chose qui ressemble aux accords de Bretton Wood de 1945 : un changement de monnaie étalon mondial de référence, ce qui montre l’extrême gravité de la situation…!

Je me souviens : au lendemain de la crise des subprimes, pas question de “nationaliser” les banques, comme j’étais la seule à le souhaiter. Nos économistes “critiques” n’allaient pas aussi loin. Mais aujourd’hui, le seul moyen de diminuer la volonté de puissance de la finance vampire, son besoin inextinguible de semer la mort, la mort, toujours recommencée, c’est de nationaliser toutes les banques, comme le préconise notre programme du Rassemblement “Pouvoir au Peuple”. Et d’annuler de façon concertée les dettes de chaque pays, afin d’éviter de basculer dans la tutelle de Bruxelles, comme la Grèce.

PS : Liza Premier, VK : “Malheureusement, c’est là où ils veulent en venir. Et la prochaine étape, c’est le revenu universel pour tous, la fin de la propriété privée... Et la surveillance rapprochée par leur puce de vaccin...

Ma foi, si les gens sont contents avec ça !!! Quoi faire ??? Si le peuple ne reprend pas sa souveraineté ???”(sic)